La coquetterie n’a pas de limite
Voilà une semaine jour pour jour que je me trouvais délesté de la plupart de mes objets de toilette à l’aéroport de Stansted. Pour fêter dignement cet anniversaire de la première semaine, laissez-moi une fois encore ruminer et pester contre la sécurité, l’aéroport, le métro, le thé anglais et la Terre entière tant qu’on y est. Voilà, je me sens mieux.
Non, l’objet de cet article est plutôt une simple anecdote sur la reconquête de mon parfum. Il a bien fallu que j’en rachète un. Je ne suis pas un fervent aficionados du domaine de la mode, et a priori encore moins du domaine des parfums. Aussi, j’avoue ma surprise en étant tombé devant ceci :

“Leather Jacket Limited Edition”. Ah. Et moins cher, pour la même quantité, que la version non-leather jacket. C’est quoi, ça ? Une édition spéciale amoureux du cuir ? Spécial grand Nord pour éviter que le parfum gèle ? Non ?
Un coup marketing simplement, c’est le plus probable. Mais je trouvais surprenant l’habillage donné au-dit parfum. Comme quoi, le luxe et la coquetterie n’ont définitivement pas de limite.
Dans un registre pas si éloigné, à mettre en relation avec cette offre pour un téléphone portable, vendu avec une île privée en cadeau…
Être un bon Suisse ou bien (3/2)
Allez, encore un tout petit dernier article, avec juste des morceaux choisis de la Désencyclopédie… mais c’est tellement vrai. Ou bien ?
On commence par le basique, à savoir, le résumé :
Petite île perdue au milieu de l’Europe, la Suisse aurait depuis longtemps coulé s’il n’y poussait pas une espèce unique au monde : la vache Milka (Sainte-Patronne du pays) qui donne conseil et avis sur toutes questions dans la vie quotidienne.
Ce pays fut d’abord nommé “Confédération des Horlogers, Banquiers et Chocolatiers” (parce qu’il fallait bien trouver une unité à des gens qui étaient tous très différents et ne s’interessaient guère à ce qui se passait hors de leur canton). Cet ancien nom, jugé trop long et peu pratique pour attirer les touristes, a été abrégé en “Confédération”.
Plus commode, ce nouveau nom était cependant trop vague. On a donc ajouté le terme “hélvétique”, qui sonne bien mais dont le sens reste encore à définir. C’est aussi dans ce pays “qu’on fait des rations”, c’est-à-dire qu’on se partage équitablement les bénéfices des banques et les revenus des dividendes.
C’est aussi un pays où un timbre coûte 20 euros et un hamburger 60 euros (sauf qu’il n’y a pas d’euros, alors on s’en rend forcément moins bien compte).
Particularité: c’est le pays ou l’on peut observer la concentration la plus élévée en voiture d’un prix d’achat supérieur à 100 000 €: Mercedes Classe A pour aller au travail, Jaguar le samedi et Ferrari le dimanche.
Et je ne peux résister à l’envie de copier-coller la partie sur la propreté :
Les Suisses possèdent une manie en ce qui concerne la propreté. On dénombre à ce jour en effet une moyenne de 5 poubelles par habitant. Dans la rue, on les trouve facilement selon une vieille politique suisse qui veut que “Peu importe où tu regardes, une poubelle tu trouveras”.
En général, on trouve des poubelles sur chaque entrée d’un immeuble, sur chaque poteau ou lampadaire, à côté de tous les bancs publics, devant la frontière (afin de permettre au requérant d’asile d’y poser leur papier selon la politique de l’UDC, parti d’extrême-droite), à côté d’un passage pour piéton, à chaque arrêt de bus, à côté des cabines téléphoniques etc, etc.
Je ne peux que vous conseiller la lecture de cet article : La Suisse sur Désencyclopédie. Et tant qu’à faire, l’article sur la France n’est pas mal non plus…
La réponse à la question de la Vie, de l’Univers, et du Tout
« Au commencement fut créé l’univers.
La chose a considérablement irrité tout un tas de gens et bon nombre de personnes estiment même que ce fut une erreur. »
– Douglas Adams, The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy
(Juste parce que c’est dimanche, et qu’à chaque fois que je tombe dessus, cette citation me donne le sourire pour la journée.)
Sa hyène Suisse ! Aïe ! Oh !
Allez, c’est le week-end, rigolons un coup, détendons-nous.
Via l’ami Anceps, je vous propose un décryptage en français de l’hymne nationale Russe :
Être un bon Suisse ou bien (2/2)
En deuxième et dernière partie de ce cours express de suisse, je vous propose d’analyser cette expression bien de chez moi et pas d’ailleurs :
T’es sur Soleure ou bien ?
Derrière cette phrase, que dis-je, ce barbarisme barbaresque se cache en fait une véritable explication du pourquoi du comment.
Qui connaît un tant soit peu la géographie hélvète et celle de ses fleuves et rivières (consulter ici, le cas échéant) sait qu’il est possible de se rendre du lac de Neuchâtel à Soleure par voie fluviale.
C’est qu’à l’époque, notre beau littoral était déjà garni de vignes à foison et, qu’à l’époque toujours (corrigez-moi si je m’abuse), la Neuveville (qui, en fait, est dans le canton de Berne, mais ça, c’est pas très important ou bien ?) appartenait au duc (?) de Bâle, tout comme Soleure. Et les vendanges devait êtres acheminées jusqu’à Soleure pour y être stockées.
La légende veut que les hommes s’enivraient durant ce voyage des vapeurs de la fermentation (ou n’auraient-ils pas plus simplement, excusez du peu, bu plus que de raison ?) et qu’ils arrivaient à Soleure complètement bourrés.
D’où l’expression encore aujourd’hui utilisée de “t’es sur Soleure ou bien ?” pour dire, tout simplement, “t’es bourré ou quoi ?”.
C’était la minute culture, qui vous a été offerte par le Bureau de la Propagande Promotion Touristique Helvétique.
Et pour terminer, les réponses d’hier : 1C 2B 3B 4A 5C 6A 7C 8C 9B 10B 11A 12A 13C
Apple a encore de l’humour
Aujourd’hui, c’est la sortie officielle de Mac OS X 10.5 Leopard. Difficile d’y échapper, et je n’ose pas imaginer le nombre d’articles sur les blogs qu’il y aura d’ici à la fin de la journée.
Plutôt que d’en faire l’évangélisation, je vous propose simplement une petite capture d’écran d’un early adopter qui prouve que, malgré tout, Apple aurait encore un peu d’humour :

Pour voir en grand, c’est là
Coverflow, qui affiche les machines Windows en réseau.
[Via: Digg]
Être un bon Suisse ou bien (1/2)
Allez hop, petite reprise d’un article sur mon ancien blog, vu que j’en discutais il y a peu avec quelques personnes. Un petit cours de rattrapage rapide en langue suisse :
1. Que signifie : “Le capiane avait cotté sa coupe-beuse” ?
a) Le Capitaine avait fermé sa gueule.
b) Le soldait avait maquillé sa moto.
c) L’Italien avait cadenassé son vélomoteur.
2. Que signifie : “Le chtobirne fourgenatzait” ?
a) Le paysan déplumait sa poule.
b) Le Suisse alémanique fouillait.
c) L’ahuri traînait dans les rues.
3. Que snigifie : “En bouélant, le gâpion perdit son brise-nouille” ?
a) En descendant la pente, le gamin perdit sa sandale.
b) En criant, le policier perdit son dentier.
c) En pleurant, le boute-en-train perdit son humour.
4. Que veut dire : “A cause de la débattue, j’ai dérupé et me suis pris un péleu” ?
a) A cause des gelures, j’ai glissé et me suis pris un caillou.
b) A cause de la rixe, je me suis fait arrêter et me suis pris une amende.
c) A cause du dérapage, j’ai patiné et me suis pris un platane.
5. “Cet agnoti à arrête-moque a essayé de chinder” veut dire :
a) Ce Tessinois à la manque a essayé de s’évader.
b) Cet arabe à babouches s’est risqué à marchander.
c) Cet abruti à moustache a tenté de tricher.
6. “Après cette fédérale, on a voulu faire la rioule plutôt qu’un clopet” signifie :
a) Après la soûlerie, on a voulu faire la noce plutôt que la sieste.
b) Après Expo.02, on a voulu se taper une raclette plutôt qu’un jass.
c) Après la prise du drapeau, on a préféré se reposer plutôt que de rentrer.
7. Que veut dire : “Mes grelons étaient une vraie méclette. J’ai voulu les retaconner avec une imperdable” ?
a) Mes bagues étaient une vraie merveille. J’ai voulu les revendre à une receleuse.
b) Mes dettes étaient une vraie catastrophe. J’ai voulu les clarifier avec un notaire.
c) Mes chaussures étaient une vraie camelote. J’ai voulu les réparer avec une épingle à nourrice.
8. “Mon miteux avait planqué mes cafignons. Alors j’ai quinté et lui ai donné une agnafe” signifie :
a) Mon mari avait trompé mes espérances. Alors j’ai hurlé et lui ai donné une leçon.
b) Mon avocat avait arrangé mes affaires. J’étais content et lui ai donné une prime.
c) Mon gamin avait caché mes pantoufles. Alors je me suis énervé et lui ai donné une gifle.
9. On dit d’un “miquelet” qu’il est “molachu” si :
a) L’enfant a perdu ses billes.
b) Le freluquet est sans énergie.
c) Un rebouteux est malade.
10. Un “rabotson pouet” est un :
a) Apprenti peu scrupuleux.
b) Nain laid.
c) Rabot émoussé.
11. “Le pétabosson avait le pigeonnier ouvert” se dit d’un :
a) Officer d’état civil à la braguette ouverte.
b) Vaniteux qui parle trop.
c) Boulanger qui avait sa boutique ouverte.
12. “Barjaquer, beugler et batoiller” ont plutôt trait à :
a) La parole
b) L’agriculture
c) La navigation
13. “Ma feniaule poutzait les cagoinces” signifie :
a) Ma soeur lavait les habits
b) Ma main frappait les policiers
c) Ma femme nettoyait les toilettes.
Les réponses demain, avec la deuxième partie !
London calling
Me voilà rentré depuis quelques jours de Londres et j’ai enfin pris le temps de publier les photos prises là-bas.

Il s’agit de photos prises lors d’une balade allant du London Eye, endroit superbe au coût exorbitant (mais quand on aime…), à côté de Big Ben et enfin jusqu’à Buckingham Palace.

Un fait qui m’a marqué : malgré le fait que Londres soit la plus grande ville d’Europe, j’ai été agréablement surpris du nombre d’animaux croisés et qui, finalement, ne semblaient pas craindre l’homme. Des mouettes aux écureuils, tous ou presque venaient pratiquement manger dans la main des passants altruistes et prêts à partager leur lunch.


Alalala. À peine rentré, la ville me manque déjà. Je me demande si j’arriverai une fois à trouver une ville qui ne me plaît pas.

Enfin voilà. Le reste des photos, c’est par là !
Le prix de la pomme
Je suis assez circonspect sur la valeur d’Apple sur le marché. Suite aux annonces de leurs résultats il y a peu, ils ont fait un sacré bond en avant :

Mais avec 869.64 millions d’actions à $185.72, on en est à une valorisation de $161 milliards. Ce qui place Apple devant tous les constructeurs informatiques, y compris IBM ($153B), HP ($133B), Dell ($65B), etc.
De deux choses l’une : Apple a enfin dépassé IBM. Ouais. C’est Steve Jobs qui doit être hyper content. Son rêve de jeune révolutionnaire, son désire de renverser IBM et la culture associée, est enfin réalisé. Vu sous cet angle là, enfin seulement si j’ai bien compris.
L’autre : avec un chiffre d’affaire annuel de “seulement” $6.22B, et environ, quoi, mettons $40B en capital propre (extrapolation à l’aide du 10-K 2006 d’Apple), il y a quand même un certain gap spéculatif entre la valeur réelle et la valeur donnée par le marché. En considérant qu’il s’agit là de la part de pari et prise de risque sur les prochains pas en avant de la pomme croquée, je n’ose pas imaginer le réajustement que celle-ci se prendrait si elle faisait un faux pas. À comparer avec IBM qui avait, quand même, $26.3B de chiffre d’affaire l’année dernière. Le bénéfice net d’IBM l’année dernière était alors de $3.5B, soit un peu plus de la moitié du CA d’Apple cette année. Et encore, l’année dernière, l’action d’IBM était plus basse qu’elle ne l’est aujourd’hui.
Bref : sans souhaiter de mal à Apple qui est une marque que j’aime beaucoup, je suis curieux de voir la suite des événements. Et me demande jusqu’où la pomme ira, maintenant. Vont-ils continuer à pouvoir tenir ce rythme d’innovation ad vitam eternam ?
Et pour terminer, une dernière comparaison : si Steve peut prétendre à avoir dépassé la valorisation d’IBM, avec Apple valorisée à $161B, le combat pour dépasser Microsoft est encore loin. Il faudra pratiquement doubler cette valeur pour atteindre et dépasser les $292.98B de Microsoft… À bon entendeur !
